Normes d'isolation

Aussi bien pour la construction que pour la rénovation, 2013 apporte son lot de nouveautés en matière de normes et de règlementation pour le secteur du bâtiment.

A compter du 1er janvier 2013, la norme BBC disparaît et laisse place à la norme RT 2012.

Limiter la consommation d'énergie primaire

Conformément à l'article 4 de la loi Grenelle 1, la RT 2012 a pour objectif de limiter la consommation d'énergie primaire des bâtiments neufs à un maximum de 50 kWhEP/(m²/an) en moyenne, tout en suscitant :

  • une évolution technologique et industrielle significative pour toutes les filières du bâti et des équipements,
  • un très bon niveau de qualité énergétique du bâti, indépendamment du choix de système énergétique,
  • un équilibre technique et économique entre les énergies utilisées pour le chauffage et la production d'eau chaude sanitaire.

La RT 2012 est applicable à tous les permis de construire :

  • déposés à compter du 28 octobre 2011 pour certains bâtiments neufs du secteur tertiaire - bureaux, bâtiments d'enseignement primaire et secondaire, établissements d'accueil de la petite enfance - et les bâtiments à usage d'habitation construits en zone ANRU ; 
  • déposés à partir du 1er janvier 2013 pour tous les autres bâtiments neufs.

La règlementation thermique 2012, dite RT 2012, est avant tout une règlementation d'objectifs  et  comporte :

  • 3 exigences de résultats : besoin bioclimatique, consommation d'énergie primaire, confort en été,
  • Quelques exigences de moyens, limitées au strict nécessaire, pour refléter la volonté affirmée de faire pénétrer significativement une pratique - affichage des consommations par exemple.

 Exigeances de résultats

Les exigences de résultats imposées par la RT2012 sont de trois types :

  • L'efficacité énergétique du bâti

    L'exigence d'efficacité énergétique minimale du bâti est définie par le coefficient «Bbiomax» - besoins bioclimatiques du bâti. Cette exigence impose une limitation simultanée du besoin en énergie pour les composantes liées à la conception du bâti - chauffage, refroidissement et éclairage - imposant ainsi son optimisation indépendamment des systèmes énergétiques mis en œuvre.

  • La consommation énergétique du bâtiment
    L'exigence de consommation conventionnelle maximale d'énergie primaire se traduit par le coefficient « Cepmax », portant sur les consommations de chauffage, de refroidissement, d'éclairage, de production d'eau chaude sanitaire et d'auxiliaires - pompes et ventilateurs. Conformément à l'article 4 de la loi Grenelle 1, la valeur du Cepmax s'élève à 50 kWh/(m².an) d'énergie primaire, modulé selon la localisation géographique, l'altitude, le type d'usage du bâtiment, la surface moyenne des logements et les émissions de gaz à effet de serre pour le bois énergie et les réseaux de chaleur les moins émetteurs de CO2.
    Cette exigence impose, en plus de l'optimisation du bâti exprimée par le Bbio, le recours à des équipements énergétiques performants, à haut rendement.
  • Le confort d'été dans les bâtiments non climatisés
    A l'instar de la RT 2005, la RT 2012 définit des catégories de bâtiments dans lesquels il est possible d'assurer un bon niveau de confort en été sans avoir à recourir à un système actif de refroidissement. Pour ces bâtiments, la règlementation impose que la température la plus chaude atteinte dans les locaux, au cours d'une séquence de 5 jours très chauds d'été n'excède pas un certain seuil.

Une meilleure conception bioclimatique

La mise en place de cette RT 2012 va engendrer une forte amélioration de la performance énergétique des bâtiments. Cette amélioration se traduira également par une meilleure conception bioclimatique et la généralisation des techniques les plus performantes.